Ce qui manque au dossier est un livrable
Un CCTP se lit vite et se relit mal. Les ennuis d'un chantier viennent rarement de ce qui était écrit : ils viennent de ce qui ne l'était pas et que personne n'a demandé à temps.
La chaîne
- Pièces marché. CCTP, DPGF, plans rattachés au projet avec leur rôle.
- Exigences. Repérage des obligations et de leur criticité. Chaque exigence porte l'article qui l'impose — une exigence sans source est une opinion.
- Questions ouvertes. Chaque « à préciser », « à définir », « à confirmer » devient une question à poser au maître d'œuvre. Une lacune dans une phrase qui porte une obligation est bloquante : l'exigence existe, la donnée pour la satisfaire manque.
- Analyse fonctionnelle et liste de points. Livrables éditables, versionnés, reliés aux exigences qu'ils satisfont.
- Recette. Procès-verbal reproductible, réserves bloquantes explicites.
Deux règles qui changent le résultat
Rien n'est confirmé tant qu'une question bloquante reste ouverte
Une exigence ne passe pas en « confirmée », et un livrable ne se fige pas, tant qu'une donnée nécessaire manque. Figer un dossier avec des trous revient à signer un document qu'on sait faux.
L'extraction ne devine pas
Le repérage des exigences est déterministe : deux passes sur le même CCTP donnent le même résultat, et chaque détection s'explique par la tournure qui l'a déclenchée. Ce mécanisme ne comprend pas un texte — il ne peut donc pas inventer une exigence absente du document, ce qui est le seul risque réellement grave à ce stade.
Le copilote, lui, sait proposer ce que ce repérage a manqué. Ses propositions passent par une validation humaine et par les mêmes contrôles que la saisie manuelle.
Référentiels clients
Conventions de nommage, unités imposées, attributs obligatoires, livrables attendus : le standard de chaque donneur d'ordre est une donnée versionnée, jamais du code. Un projet épingle la version qu'il applique, de sorte qu'une évolution du référentiel ne modifie pas rétroactivement une affaire déjà livrée.
En mode déploiement, les écarts au standard sont signalés. Ils ne sont jamais corrigés en silence : c'est à vous de décider si l'écart est une erreur ou une dérogation assumée.
État réel. Les tranches « pièces marché », « exigences et questions », « analyse fonctionnelle » et « liste de points » sont disponibles. Nomenclature, chiffrage, génération de code automate et dossier des ouvrages exécutés ne le sont pas encore.