GTB, GTC : le patrimoine technique, modélisé proprement
La Gestion Technique du Bâtiment (GTB) pilote l'ensemble des lots techniques — chauffage, ventilation, climatisation, éclairage, comptages. La Gestion Technique Centralisée (GTC) en est la lecture historique, souvent limitée à un lot. Dans les deux cas, tout commence par un modèle de données rigoureux.
Le modèle canonique
Client → site → bâtiment → installation → passerelle → automate → équipement → point. Cette hiérarchie n'est pas décorative : elle porte les droits (une portée se délègue à n'importe quel niveau), la conformité (un référentiel s'applique à un sous-arbre), et la suppression (retirer un site retire son patrimoine, jamais son historique).
Le point, unité de vérité
- Typé — mesure analogique, tout-ou-rien, compteur, consigne, état — avec son unité et sa criticité.
- Inscriptible seulement si ses bornes sont déclarées : la contrainte est en base, pas dans une bonne pratique.
- Chaque valeur porte sa qualité (bonne, douteuse, manquante) et sa provenance (terrain, simulateur, calcul).
Du terrain à l'écran
Les passerelles remontent les mesures en MQTT ; Modbus est le premier protocole de terrain outillé, et l'import de projets Sofrel (.nwk) évite la ressaisie de centaines de points. BACnet et OPC-UA sont en feuille de route. Les synoptiques animés, générables automatiquement depuis une installation, affichent ce patrimoine en temps réel — et uniquement lui : un point prévu au dossier d'étude n'apparaît pas en supervision tant qu'il n'est pas en service.